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Appel citoyen du 4 mai 2010

 

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Commentaires explicatifs

 

Pour justifier les choix fait par les rédacteurs du présent APPEL CITOYEN, voici quelques éléments de réponse détaillés.

 

·  Joseph Facal L'érosion - Journal de Montréal 2010 05 03

 

Joseph Facal explique bien ce devant quoi nous nous trouvons. Le PQ pourra vraisemblablement dans l’état actuel des choses politique prendre le pouvoir les des prochaines élections anticipées ou pas. Mais si rien n’est fait pour faire l’UNION transpartisanes des forces citoyennes et politiques de la mouvance souverainiste, organisations et partis politiques confondus, le gouvernement du PQ qui sera élu dans de telle condition n’aura ni l’appui, ni la légitimité de donner prise à ce peuple sur l’État illégitime qui gouverne le gouvernement du peuple.

 

«  Faites une règle de trois : imaginez que le PQ remporte avec 40 % du vote une élection où seulement 60 % des gens votent. Cela voudra dire que plus de trois électeurs sur quatre n'auraient pas voté pour lui. »  Joseph Facal L'érosion - Journal de Montréal 2010 05 03

 

Il faut donc transformer, avant les élections, la donne politique actuelle qui livre ce peuple à tel gouvernement sans force. Ce qui nous prive de force, c’est la division, la dispersion, le découragement et la démission de nos forces, et nous en avons pourtant.

 

Elles sont pour l’heure stationnées dans la marge, attendant un signe qui ne vient pas, ou se querellent en tout, sur tout, jusque sur les intérêts supérieurs de la nation, cela aux seuls profits de leurs intérêts circonstanciels électoralistes partisans.

 

Seule un force citoyenne transpartisane est en mesure de faire pression sur les partis et leurs partisan.es afin de les amener à définir les termes d’une concorde excluant les intérêts supérieurs de la nations, à savoir, la primauté de la souveraineté du peuple appliquée non seulement à la députation et au gouvernement du peuple, mais aussi et surtout à ce qui gouverne députation et gouvernement, à savoir, l’État. Celui-là, c’est l’État du Canada, unilatéral, tel répudié par la députation de l’Assemblée nationale et sa Couronne canado-britannique illégitime, tel que contrôlée par Bay Street et sa minorité ploutocratiques d’affaires et médiatique, via le Parlement d’Ottawa qu’elle contrôle.

 

Celles et ceux qui contrôlent cet État illégitime détenant un pouvoir de désaveux sur l’Assemblée nationale, ses lois, ses déclarations, imposent un statu quo de blocage qui a empêché jusqu’à maintenant autant la fondation d’un État souverain du Québec, que toute modification de sa Constitution voulue par les fédéralistes-rénovateurs et autres autonomistes.

 

Cela sur la seule base illégitime de la fédération commanditaire des NON à l’État souverain, contre la primauté de la souveraineté du peuple, puisque jamais ce peuple n’a été appelé à prononcer un « clair » OUI, à l’État du Canada. Ce, malgré le fait que le Parlement d’Ottawa a accepter la règle qui exige un tel OUI, pour qu’un État soit considéré comme valide. Le Canada se trouve à endosser une règle qu’il refuse d’APPLIQUER à son propre État. Ce défaut de réciprocité doit être corrigé.

 

Le Canada ne l’a pas fait, ne le fait pas, et ne le fera pas. Pourquoi ? Parce qu’il sait qu’il est incapable d’obtenir ce « clair » OUI, à l’actuelle et unilatérale CONSTITUTION de 1982.

 

Qui donc le fera sinon les partisans de la mouvance souverainiste ?

 

Voilà ce que propose cet APPEL CITOYEN, un renversement paradigmatique radical.

 

Le peuple, EST, la seule Autorité démocratique suprême sur son territoire national, cela en démocratie du moins. Le peuple EST souverain. Cette souveraineté du peuple n’est pas conditionnelle à la création de l’État souverain. Elle préexiste à l’État souverain et c’est parce que le peuple EST souverain, qu’il est en mesure légitime de fonder l’État souverain.

 

Voilà ce qui doit être le principe premier des souverainistes partisans ce la cause de ce peuple et partisans de l’État souverain de ce peuple souverain.

 

Ce principe engage la primauté de la souveraineté du peuple quel que soit l’État prétendant le gouverner à bon droit. Si l’État en question n’a pas nommément obtenu le OUI du peuple il est illégitime de le prétendre légitime. Or, tant que ce peuple n’a pas été appelé à se prononcer nommément à cet égard, ce constat d’illégitimité demeure une prétention qui pourra être contredite par la prétention du contraire… Ce qui nous livre à la querelle sans fin.

 

Il faut mettre une fin à cette querelle sans fin. Tant que rien ne sera fait pour en sortir, les Québécois lassés, ne pourront que se désintéresser de la question politique, puisque rien ne peut nous faire sortir de l’enfermement du statu quo imposé par les ploutocrates affairistes, qui tirent profit de la stagnation politique qui affaiblit l’État du Canada. Ils se servent en somme de cet affaiblissement pour affaiblir l’État des canadians, tout autant que l’État des Québécois.es. En effet, le blocage provoque la fin des gouvernements majoritaire à Ottawa, ce qui déstabilise l’État du Canada, au détriment du peuple souverain canadian, et bien sûr sur le dos du peuple souverain du Québec.

 

En appelant ce peuple souverain du Québec à se poser dans l’État en tant qu’Autorité démocratique suprême, invalidant TOUT État n’ayant pas nommément obtenu le OUI qui le validerait, le statu quo s’effondrent  et avec lui autant le blocage de la situation politique actuelle, que la mainmise de Bay Street sur l’État du peuple canadian. Ce dernier se trouve inspiré par la démarche démocratique du peuple du Québec, et l’amène à réclamer aussi la primauté de sa souveraineté de peuple sur son territoire national canadian. Un peuple démocratique canadian qui ferait la rupture d’avec un État monarchique autocrate et son impérialisme colonial qui tient le territoire national du peuple souverain du Québec, pour sa propriété exclusive, sous prétexte que ce territoire aurait été cédé à sa Couronne, par une autre, comme le prétendent ses élites ploutocratiques à l’instar de John Saul. Comme si un peuple pouvait être l’objet d’une Cession !? Comme si des sujets étaient des objets que s’échangent des Souverains.

 

 

En somme

 

Il est question de faire l’UNION transpartisanes des nos forces citoyennes et politiques autour de principes communs engagés par la primauté de l’Autorité démocratique suprême du peuple souverain du Québec sur son territoire national du Québec.

 

Question de constituer une force d’opinion capable de faire pression sur les partis politiques afin qu’ils subordonnent leurs intérêts partisans électoralistes respectifs, à ce qu’engage cette primauté souveraine en ce qui concerne l’État, à savoir,  ce qui le constitue, ce qui le fonde. Excluant donc un ESSENTIEL commun qui permettrait de voter pour un parti ou l’autre, sans compromettre les intérêts supérieurs de la nation, comme c’est le cas actuellement en vertu de la division du vote souverainistes entre plusieurs partis concurrents.

 

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Commentaires explicatifs point par point.

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POINT ESSENTIEL No 1

 

·   à invalider clairement TOUT ÉTAT jamais nommément soumis à nos voix ;
Ce qui invalide de facto l'État actuel du Canada et sa constitution amandée ou pas, cela, tant et aussi longtemps qu’elle n’a pas nommément obtenu le réciproque OUI qui validerait sa légalité de manière démocratiquement légitime ;

 

 

Les rédacteurs avaient le choix de proposer d’invalider l’État du Canada et sa Constitution. Ils ont choisi plutôt de proposer l’invalidation de « TOUT ÉTAT » quel qu’il soit, passé, présent et futur. Cela, essentiellement pour des raisons de principes et stratégiques.

 

·         Il est clair que les rédacteurs répudient toute déclaration unilatérale du Parlement d’Ottawa s’imposant hors l’appel direct aux voix du peuple en matière de validité de l’État, cela valant réciproquement pour l’Assemblée nationale ;

·         Il est question de préserver la marge de manœuvre des autorités devant présider à l’appel aux voix. Tout ne doit pas être exposé d’avance, on pourra choisir ou pas de mettre nommément aux voix l’État actuel du Canada ;

·         Ce sont les partisans de telle proposition qui doivent la soumettre aux voix. On verrait d’un mauvais œil le Parlement d’Ottawa poser la question « Voulez-vous que le Québec se sépare définitivement du Canada ? » ;

·         Si le résultat est NON, le peuple souverain aura décidé de ne pas invalider TOUT ÉTAT. Il n’aura rien validé pour autant. Par contre, à la question validez-vous oui ou non la Constitution, si la réponse est OUI, on aura VALIDÉ le statut quo. Si à la question est « l’invalidez-vous », la réponse est NON, on pourra prétendre qu’on la pareillement validé ce statut quo. Aussi, vaut mieux appeler à invalider TOUT ÉTAT, ce qui invalide réciproquement un Québec souverain n’obtenant pas de OUI, ce qui est équitable. Ce qui vaut encore davantage pour ce qui suit…

·         Autant en profiter pour instituer la règle pour tout État ou super-État futur, du type, Alena, ou UNION AMÉRICAINE, du type de l’UNION EUROPÉENNE, ainsi, aucun État présent ou futur ne pourra prétendre être légitime au Québec, sans l’aval direct du peuple souverain du Québec.


 

POINT ESSENTIEL No 2

 

Nous, signataires de cet Appel citoyen, nous exigeons de TOUTE notre légitime députation du Québec siégeant depuis toujours séparément à Québec et Ottawa, la claire manifestation de leur soumission à la primauté de l'Autorité suprême du peuple démocratique et souverain du Québec sur son territoire national du Québec.

 

Les rédacteurs mettent de l’avant la réunion de TOUTE la députation du Québec pour :

 

·         Régler la question de l’utilité du Bloc québécois à Ottawa auprès des souverainistes notamment, dont celles et ceux qui ne se déplacent plus pour voter : à savoir augmenter la majorité souverainiste dans la Constituante, non pas seulement à Québec, mais aussi à Ottawa ;

·         Faire de Gilles Duceppe le Président de travaux de la Constituante, cependant que la Première ministre gouvernerait l’État du Québec ; Ce qui serait l’image et l’avant-goût de sa candidature aux Présidentielles devant se tenir dès après un OUI à la Constitution de la RÉPUBLIQUE démocratique du peuple souverain du Québec, cependant que la députation de l’Assemblée nationale termine le mandat qui est le sien ;

·         Poser un geste de rupture dans un contexte de légitimité démocratique, fondée sur le libre droit de réunion ; il va sans dire que telle Constituante n’a pas en soi de valeur légale, mais bien valeur de légitimité ;

·         Contredire l’argument invoqué par Pierre Elliott Trudeau pour justifier abusivement son rapatriement unilatéral de 1982, à savoir, un vote en cette faveur pris supposément par telle Assemblée lors d’une telle réunion virtuelle qui n’a jamais eu réellement lieu ; Il est question de le prendre aux mots et de la réunir réellement TOUTE cette députation, sous CONSTITUANTE ;

 

POINT ESSENTIEL No 3

 

L’Assemblée de la députation du peuple souverain du Québec, TOUTE notre députation… est appelée…

 

·   à concevoir et adopter la Constitution primordiale de l’État du Québec valide en tant que République démocratique du peuple souverain du Québec ;

 

Constitution primordiale… pourquoi ? Pour ne pas que soit bloqué le processus, comme voudront le faire les canadianisateurs, avec des détails accessoires qui bloquerait le principal, à savoir, d’abord fonder l’État.

 

·         Primordiale, parce que première, énonçant les principes premiers d’où découleront tout le reste qui pourra suivre en terme de compléments, d’ajouts ou d’amendements ;

·         On a suggéré provisoire et minimale… Provisoire étant tout ce qu’on ne veut pas concernant cet État qu’on fonde ainsi, accoler un tel qualificatif n’est pas à l’image de ce que nous voulons, ni non plus que cet État soit minime… ;

 



POINT ESSENTIEL No 4

 

·   l'abjuration de leur serment d'allégeance à une Couronne et à son État illégitime n'ayant jamais obtenu le OUI qui les validerait nommément et démocratiquement ;

 

Les véhéments, avec raison veulent des gestes de rupture d’avec ce que nous pourrions appeler le « souverainisme étatique historique » qui nous a permis de franchir de grandes étapes, nous permettant d’en franchir d’autres, mais il l’a fait ou est supposé par d’aucun.es, à tort ou à raison, l’avoir fait en faisant de ces étapes des prétextes à reports ou stagnation déprimantes, ce qu’on a appelé « étapisme ».

 

Le fait d’affirmer la primauté de la souveraineté du peuple en prônant l’appel obligé aux voix référendaires du peuple souverain n’est pas « étapiste » en soit. Ce qui l’est, c’est le fait de se servir du référendum pour ne rien faire.

 

Cette règle référendaire devant déterminer la validité légitime de l’État, quel qu’il soit, vaut, devrait cependant valoir non pas seulement pour l’État abstrait à venir, mais bien aussi pour l’État concret présent.

 

Une règle bafouée par Pierre Elliott Trudeau qui n’a jamais obtenu le OUI des Québécois, invoquant plutôt la réunion virtuelle de TOUTE la députation du Québec, pour abusivement légitimer son unilatéralisme autocratique sous l’autorité usurpatrice d’une Couronne britannique, canado-britannique devenue. Une prétention que nous pouvons contredire en la réunissant réellement cette députation.

 

Une règle endossée maintenant par le Canada, grâce à sa loi dite de la clarté. Ne reste qu’à faire en sorte que l’État du Canada se l’applique à lui-même puisqu’il s’y refuse.

 

Seuls les partisans de la primauté de la souveraineté du peuple dans l’État, quel qu’il soit, sont en mesure de le faire, et c’est ce qui est proposé ici. Faire un geste de rupture, sans subordonner plus longtemps l’effectivité de la primauté de la souveraineté du peuple à la fondation de l’État souverain.

Ce qui transforme le « souverainisme étatique historique » en souverainisme ontologique, à savoir, une démarche politique fondée sur ce qui fonde la souveraineté de l’État, à savoir, la souveraineté du peuple. Rien de plus, rien de moins.

 

Cela implique l’abjuration du serment d’allégeance de la députation du peuple, c’est lui le Souverain. Plus question d’assujettir cette députation à quel qu’autre Autorité souveraine, que celle du peuple souverain du Québec.

 

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