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ANNEXE A



Le maire Labeaume attaque puis ostracise tout le milieu des arts et métiers d'arts visuels de Québec

C'est ça la mission de la Ville de Québec ? Ostraciser les uns pour valoriser les autres !?

Québec | Ville d'art | ou le contraire ?


Et... c'est quoi le contraire... c'est quoi la vie sans oeuvres d'art ?

Le Maire de Québec déclare aux citoyens de cette ville :

 
« Dans mon bureau, c’est le Musée national des beaux-arts qui nous les prête, lance-t-il. Moi, j’ai ça gratuitement. » JdQ-2010 06 03-Karine GAGNON-Le maire veut vendre les tableaux de l'ex-mairesse-

« Moi j'ai ça gratuitement »

Et il qualifie la levée de boucliers de superficielle « montée d'acné » alors qu'il s'attaque à la vie économique même d'un secteur d'activité qui espère avoir une place dans la vie de cette Cité. Si les arts et métiers d'arts visuels doivent être gratuit, si la Ville elle-même valorise l'obligée gratuité, comment penser pouvoir vendre aux citoyens et aux entreprises des oeuvres d'art à Québec !? Autrement dit, comment les artistes pourront-ils vivre de leur art s'ils ne peuvent compter sur la vente de leurs oeuvres ? Et il faudrait en plus se taire !?

Pire, vexé de s'être encore fait prendre à improviser des coups de gueule, alors qu'il ne peut pas vendre les oeuvres acquises par la Ville de Sainte-Foy, le Maire de la Capitale nationale du Québec, pense rapailler ses petits en ostracisant ensuite tout un secteur d'activité économique et culturelle de la Ville de Québec.

 
« ... j'espère ne pas avoir affaire à ce monde-là une fois dans ma vie ».
Le Soleil-2010 06 08-Pierre-André Normandin-Québec ne peut pas vendre les toiles de la défunte mairesse-

« ... j’espère que je n’aurai jamais affaire à ce monde dans ma vie. »
Journal de Québec- 2010 06 08-Karine Gagnon-La Ville ne peut vendre les tableaux de la mairesse-

« Ce monde-là »

La chasse aux artistes est ouverte...


Un non-sens à sa face même.
Comment peut-on accepter qu'un secteur d'activité en entier soit ainsi ostracisé par un Maire en fonction, expulsion d’un conseiller à la clé, insulté par le maire, toujours dans le même dossier...
 
« Le maire veut qu’ils soient accessibles (les tableaux), a-t-il affirmé. L’objectif, c’est ça. » déclare aux médias l’attaché de presse du maire, Paul-Christian Nolin.

Que va faire le Maire des tableaux de son bureau, si gratuits soit-il s'il n'est question que de rendre accessibles les tableaux... en projetant de s'en départir ?

Dans tout les cas il est question ici de disqualifier et les artistes et les marchands, et l'ensemble du secteur qu'ils forment. C'est une attaque en règle à ce que nous sommes et à notre apport à la vie de la Cité... Le message est clair. Ce gars là veut nous exclure de la vie de la Cité... littéralement, en disant que seule la gratuité est admissible, et que ce milieu n'est pas fréquentable.

Est-ce bien là la mission de la Ville de Québec !?

Vraiment !?

 
« Il s'en trouvera toujours pour penser que la culture n'est pas une mission fondamentale de la Ville au même titre que la sécurité, l'eau potable, les routes ou les ordures. Qui penseront que la culture est un luxe que les administrations publiques n'ont plus les moyens de se payer. Ce n'est pas mon avis, mais il ne faudrait pas trop tenter le diable. » Le Soleil-2010 06 08-François Bourque-Les tableaux de la mairesse-

Que veut dire le chroniqueur du Soleil par « ne pas trop tenter le diable » ? Si les Villes, ses maires ne savent pas trop comment assumer leur mission culturelle, il cessera d'appuyer la mission art et culture de la Ville ? Si le milieu de l'art ose répliquer aux errances, coups de gueule et improvisations d'un maire excessif, il cessera de voir la mission art et culture de la Ville comme étant essentielle ? Les menaces... Vraiment !? 

 
Improvisation, ostracisme. Soyons sérieux ! Du calme et on respire par le nez...
 
Qu'est-ce donc que la mission fondamentale d'une Ville au fait ? Où peut-on lire la description de la nature et de l'étendue de cette mission ?

L'improvisation actuelle ne démontre-t-elle pas que cette absence de définition claire quant à la nature et l'étendu de cette mission, quant à la manière de la mettre en avant, est LE problème !? Ne démontre-t-elle pas que l'improvisation est impuissante à la définir valablement cette mission, si sa seule évocation provoque l'expulsion d'un conseiller du Conseil municipal !?

Si les arts et la culture ne sont pas un luxe, s'ils permettent à une collectivité de bien vivre au delà du ramassage des ordures, qu'est-ce que le diable vient faire là-dedans, à part mélanger les cartes ?

Si la mission culturelle est un luxe, pourquoi se payer le luxe du Moulin @ images, du Festival d'été, de la Maison de la littérature, de la Bibliothèque, voire du Bureau des arts et de la culture qui lui n'est pas le moindre coût de toute cet investissement en art et culture ?

Si les arts et la culture ne sont pas un luxe, pourquoi acquérir des tableaux pour les accrocher aux murs des bureaux de la Ville serait-il un luxe ?

Accrocher des tableaux en ses lieux de vie, en lieu et place de calendriers ou autres reproductions est perçu comme un luxe, mais ce n'est pas un luxe de payer des millions pour assister aux spectacles éphémères du Moulin @ images, du Festivals d'été, de l'OSQ, de la Bordée, du Trident ? Qui dit la où commence la luxe et finit la nécessité ? Le Maire !?

Et l'on s'étonne qu'il n'y ait pas en arts et métiers d'arts visuels, de Robert Lepage et autres Bernard Labadie... Si les Lepage et Labadie avaient dû s'offrir gratuitement au public, comment diable auraient-ils pu créer leurs oeuvres !? Si un maire peu se permettre d'ostraciser tout un milieu artistique et culturel comment croire que ce secteur est vraiment désiré dans cette ville et est vraiment partie de la vie de la Cité ?

Pour exporter, il faut d'abord avoir réussi à exister dans un marché donné. Sinon, c'est l'expatriation la seule solution... Est-ce ça que souhaite le Maire de Québec, afficher l'image que le marché ne peut exister à Québec puisque l'acquisition des oeuvres des artistes par les citoyens, par les entreprises, par les institutions d'ici, par la ville, est quelque chose au dessus de leurs moyens, et doit donc être gratuit, sinon... il ne faut pas tenter le diable...

La mission de la ville : l'exemple d'un bon citoyen corporatif

La ville doit donner l'exemple. Les entreprises d'ici doivent orner leurs murs intérieurs et extérieurs d'oeuvres d'art créées par des artistes vivant et travaillant dans cette ville. Le maire vient de dire l'exact contraire... et il faudrait se taire...

Orner ses murs d'oeuvres d'art créées ici par des artistes d'ici, c'est une chose, collectionner des tableaux c'en est une autre. Collectionner des tableaux n'a rien à voir avec orner ses murs intérieurs et extérieurs, ou ses places publiques. Les collections des collectionneurs sont rarement exposées et dorment dans des entrepôts. Ce n'est pas le cas de ce dont il est question ici. Il n'est pas question que la Ville « collectionne » des tableaux.

 
Attaque directe au milieu des arts et à son gagne pain quotidien
 
L'attaque directe à ce que nous sommes et à notre apport à la vie de la Cité par un maire en mal de capital politique doit cesser. Son message est clair. Ce gars là veut nous exclure de la vie de la Cité... Et ce n'est pas une superficielle « montée d'acné » de que réagir... avant d'être considéré comme des pestiférés par les citoyens de cette ville.

Si les arts et métiers d'arts doivent absolument être gratuits... si la Ville se donne comme critère la gratuité pour afficher des oeuvres produites à Québec par des artistes vivant dans cette ville, autant fermer boutique tout de suite et s'expatrier comme Riopelle. Car ici,  nous ne sommes pas les bienvenus... Et, c'est le premier magistrat de la ville qui le dit, deux fois plutôt qu'une... 

 
Pour une fois qu'on parle d'art à la UNE... pourquoi ne pas en profiter pour régler la question... Les citoyens en veulent ou pas... S'ils n'en veulent pas... les artistes n'auront plus qu'à fermer boutique et s'expatrier, grand bien leur fasse... Ils vont cesser de s'échiner à participer à la vie économique et culturelle d'une ville qui ne veut pas d'eux...
 
Une bonne affaire de réglée. Vive le maire Labeaume, lui il l'a l'affaire, il ne fait pas pourrir les dossiers... un autre actif à son tableau de chasse...
 
Luc Archambault.

Peintre, sculpteur, céramiste et citoyen


Pétition | Québec Ville d'art | QVd'Art |

Pour une Ville de Québec où l'art est partie intégrante de la vie de la Cité

«... Je ne pense pas qu’une ville, sa job, c’est de collectionner des tableaux. »
Le Maire Labeaume


Contre la liquidation de l'Art dans la Cité


14 signatures - le 2010 06 09 - 23:59

Depuis le 2010 06 03 - Nbre Visites : 105  |  Nbre Visiteurs / adresse IP : 57



Annexe B

Journal de Québec-2010 06 09-Jean-Jacques Samson-Les tableaux rapaillés-

M. Samson,

Vous écrivez...

« M. Labeaume, de son côté, disait avec raison que ce n’est pas la vocation d’une ville de conserver des oeuvres de valeur et qu’un édifice administratif n’était pas un musée. » - Journal de Québec-2010 06 09-Jean-Jacques Samson-Les tableaux rapaillés- ( voir ici-bas )

Qui parle de Musée... ?

Ce dont il est question c'est de savoir si la Ville peut et doit agir en bon citoyen corporatif. Si la Ville en tant que bon citoyen corporatif nous dit qu'il n'est pas question d'orner ses murs d'oeuvres d'art produites par les artistes qui vivent, produisent à Québec, c'est dire qu'aucun citoyen corporatif n'est justifé de le faire. Quel message résulte de cette politique ? Le néant économique des artistes d'ici. Il n'ont pas leur place puisque leurs oeuvres ne doivent pas orner les murs de nos entreprises, et des édifices de la Ville. Et, pas besoin d'être un Musée pour ce faire. Un Musée, collectionne des oeuvres, les documente, et en expose qu'une infime partie.

Si l'art doit être confiné aux Musées, si les entreprises d'ici refusent ou s'abstiennent d'acquérir des oeuvres, le marché de l'art n'existe tout simplement pas, et les artistes ne peuvent continuer à vivre à Québec.
Est-ce bien cela dont il est question ? Si oui, vous avez raison. Le Maire Labeaume a raison... l'art doit demeurer confiné dans les Musées...

Si ce n'est pas le cas... Le message doit être tout autre.

Il doit afficher le fait que l'art a son coût, mais rapporte. Il rapporte en terme d'activité économique et si celle-là est bien développée, ce qui reste à faire, cela rapporte en terme de rayonnement international pour la Ville de Québec. Comme rapportent les arts dans lesquels on ne s'est pas privé d'investir. Robert Lepage et autres Bernard Labadie en témoignent. Le problème c'est que les arts et métiers d'arts visuels du Québec et de Québec, souffrent de sous-développement, en grande partie à cause de cette idée fausse que l'art doit n'avoir de place que dans les Musées, ne doit être que subventionné par l'État, et que distribué ensuite GRATUITEMENT... Ce dont s'est vanté le Maire Labeaume... Ce que vous endossez. Ce qui ne fait que participer au sous-développement d'un marché qui n'a jamais eu sa chance...

Mais voilà une occasion d'engager toute autre chose. Mais encore faut-il rompre avec cette idée fausse qui ratatine l'art à rien du tout, sous tous prétextes...

Un édifice administratif, ou vivent et travaillent des citoyens est un lieu idéal pour présenter ce que nos artistes produisent. Ce qui donne l'exemple à toute la société.

Grâce à l'exemple de l'État qui il y a 30 a rénové Place Royale, aujourd'hui, tout propriétaire de maison ancestrale du Vieux Québec investit des sommes conséquentes pour mettre en valeur nos héritages bâtis. Ce qui permet à cette ville d'être partie du Patrimoine mondial.

Grâce à l'exemple contraire que vous mettez de l'avant, nous pourrions faire de même que ce qu'on a fait à Place Royale, toute choses égales par ailleurs, et faire en sorte que nos artistes puissent vivre et faire des profits afin de conquérir le monde, comme nous le faisons dans d'autres domaines. Voilà ce que ce maire entreprenant pourrait mettre de l'avant, profitant de sa bourde que vous dénoncez justement.

En voilà un qui pourrait faire beaucoup, et autrement qu'en livrant le sort de nos artistes aux technocrates de l'art officiant dans les Musées. C'est ce qu'avait compris madame Boucher, M. L'Allier et M. Pelletier,  modestement... mais quand même... M. Labeaume lui, vient de nous faire reculer de cents pas... Lui qui pourrait nous faire avancer de dix, et plus...

Luc A.

Peintre, sculpteur, céramiste et citoyen

P.S.

Les bureaux du maire et des hauts-fonctionnaires de la Ville, sont aussi des lieux où bien des gens passent, partenaires de la Ville et visiteurs étrangers. C'est une vitrine idéale pour montrer qu'ici, on prend fait et cause pour les artistes d'ici, pour un marché de l'art vigoureux, à développer, pour un développement engagé par les gens d'affaires d'ici, et non pas remis entre les mains des technocrates de l'art des gouvernements supérieurs qui ont bien autre chats à fouetter que les artistes de cette ville.


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Pour une Ville de Québec où l'art est partie intégrante de la vie de la Cité

«... Je ne pense pas qu’une ville, sa job, c’est de collectionner des tableaux. » Le Maire Labeaume

Contre la liquidation de l'Art dans la Cité