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Post-mortem de l'Affaire Rapaille


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Clotaire Rapaille | Le Fou du Roy congédié

.... il a dit la vérité alors qu’il s’était engagé à mentir

 

À quelques capitales nuances près, Clotaire Rapaille a dit une vérité que certain.es ne veulent surtout pas entendre en nous disant à la blague que nous étions dans  «  ...une relation « sadomasochiste » avec le Canada anglais » pour toujours... », voilà pourquoi maintenant on a fait d’un grand parleur… un menteur affabulateur et que cela, au grand étonnement du maire a tant d’importance aujourd’hui…

 

Il a fait de la projection et une grave erreur d’appréciation.

 

Projection. C’est lui qui avait du plaisir. Nous, nous n’avons aucun plaisir librement consenti à être aux prises depuis 250 ans avec un État « sadique ».

 

Erreur d’appréciation. Il a mordu la main qui le nourrissait… et ce n’est pas celle de la Ville de Québec… Du moins, elle-même le prétend. [1]

 

La précaution pro-canadianisatrice nous faisant « pour toujours » partie du Canada n’a pas suffi… Il fallait tout simplement passer sous silence cette « image ».

 

En se référant à la fausse notion psychanalytique de la relation sado-maso [2], s’il y a un masochiste, forcément… il y a un sadique… et qui est-il donc ?

 

On s’en doute et celui-là n’a pas apprécié… malgré le grand rire jaune Torontois... Mais lui, n’a pas à s’en plaindre publiquement… il n’a qu’à fermer le robinet de sa main large et leste, ou fermée, selon son bon plaisir… quand on se conforme, ou pas, à SA politique, avec... notre argent. On l’a congédié… le temps qu’on parvienne à faire passer le vantard, pour un menteur… ce qui fera de tout ce qu’il n’aurait pas dû mettre au jour, un mensonge. Il n’y a pas de problème national à Québec… c’est ce qui doit être dit… qu’on se le dise.

 

Chose faite, ne reste plus qu’à annoncer son congédiement à temps avant que le maelstrom du budget prenne toute la place et fasse oublier la chose. La roue tourne, et il n’était pas question que la question nationale vienne hanter Québec au prochain tour de roue. Surtout pas quand il était question de faire oublier que Québec a déjà été une vraie capitale… ou qu’elle pourrait l’être à nouveau.

 

Ce n’était pas pour rien que « Clotaire Rapaille a [ pu ] joué de son charisme pour se frayer un chemin jusqu'à Québec et y décrocher le contrat de refaire l'image de la «Vieille Capitale». » Le Soleil-2010 03 27-Pierre-André Normandin- Clotaire Rapaille décrypté: un homme et sa légende-

 

Sa projection et son appréciation lacunaire de ce que nous sommes lui ont été fatales… Belle Province peut-être, mais pas provinciaux abrutis pour autant…

 

Ce que sur quoi son patron veut faire impasse, il ne faut pas ne serait-ce qu’en faire mention…

 

Luc A.

 

P.S. ( ici-bas )


P.S.

 

Cependant que Le Soleil nous en apprend plus sur les tenants et aboutissants de l’affaire… un peu tard, ou, fort opportunément à temps… ou les trois… c’est selon…

 

Je m’explique… ( Version longue de ce qui précède )

 

«M. Giasson  [ spécialiste en communication politique ] considère également que le travail de recherche fait par Le Soleil aurait dû être effectué par l'équipe du maire avant qu'on signe le contrat avec Rapaille. « Vérifier les références des gens, on fait ça pour n'importe quel employé ».  Une opinion que partage Richard Thibault, spécialiste en gestion de crise. »

 

Le Soleil-2010 03 30-Jean-François Néron-Labeaume devra «amender» son style-

 

 

Et pourquoi Le Soleil a-t-il attendu si longtemps pour faire le travail ? Déjà, Claude Cossette avait dès les débuts tiré la sonnette d’alarme comme le rapporte le Jean-François Néron en novembre dernier, au lendemain de l’annonce de la signature d’un contrat daté du 12 septembre :

 

« Le nombre de gourous - ou de fumistes? - en ces matières est grand. Certains ont mis au point des organisations dont on ne sait plus très bien si ce sont de nouvelles gloses, des cercles ésotériques, des religions, des philosophies... ou plutôt des montages financiers. »

Le Soleil-2009 11 13- Jean-François Néron-Nouvelle image de marque pour Québec: «Ça m'écoeure», dit Claude Cossette

 

Que fallait-il de plus au Soleil pour déjà faire enquête… ? Peut-être prêter foi à nos propres ressources, et ne pas attendre le scandale pour cesser d’être complaisant à l’égard des visées fédérales concernant Québec… il ne s’agissait quand même pas de n’importe qui… quand on sait qui est Claude Cossette…  

 

Remarquez, à sa décharge, Le Soleil comme les autres, doit tirer plus vite que son ombre pour contrer les avancées tous azimuts de ce bulldozer politique incontrôlable qu’est le maire Labeaume… Le temps de faire le travail… il est déjà trop tard, les contrats sont signés, les démolisseurs obtiennent les permis et s’exécutent, les ministères se dédisent… et j’en passe.

 

Mais cette époque est révolue nous dit-on… le maire a fait une erreur d’appréciation… Et il n’est pas le seul, celles et ceux qui l’ont incité à engager ce Fou du Roi, en ont faite une plus grave encore. Celle dont ils n’ont de cesse de s’employer à nous distraire. À savoir, penser qu’un État peut s’imposer indéfiniment de force et d’autorité unilatérale contre la volonté d’un peuple souverain et sans obtenir le OUI qui le validerait légitimement. Et surtout, celle qui veut que cela passe inaperçu…

 

Après avoir largué les radios-poubellistes quand leurs abus ont fini par dépasser les bornes, voici que les apprentis sorciers canadianisateurs qui ont mis main basse sur la capitale nationale des Québécois, lâchent maintenant l’incontrôlable Régis Rapaille, pardon, Clotaire Labeaume… qui a jusqu’à maintenant bien distrait les Québécois.

 

Mais ce n’est pas pour les raisons qu’on pense. Ce n’est pas parce que le visiteur de marque a menti dans son CV, mais bien parce qu’il a dit… la vérité… en venant à Québec. Nous avons un problème d’image parce que nous n’avons pas réglé nos problèmes de statut politique.

 

Pas de chance pour les canadianisateurs avec leurs invitations faites à des vedettes internationales ou supposées telles… venues ici pour nous distraire du politique qui est le nôtre. 

 

Sir Paul McCartney [3] a brandi le seul drapeau du Québec alors qu’on s’est évertué à le cacher pour le 400e de Québec, et voilà qu’un autre illustre visiteur lui non plus ne s’y trompe pas… Comme si, de nos vieux murs étaient s’exhalait un baume sortilège qui les rendait extra-lucide… Quelque chose cloche ici, et nos visiteurs ne peuvent manquer de se buter à ce mur… un tabou qu’on ne saurait dire ici sans mal, ni opprobres… la mainmise d’Ottawa est néfaste pour Québec, pour le Québec… Elle est « sadique »…

 

Intolérable en effet ! Après le Vive le Québec libre ! de De Gaulle, éprouvant sur le Chemin du Roy le souvenir « inoubliable » de l’atmosphère de la « libération » par la « résistance »,  après le drapeau du Québec honni brandit par Sir Paul… Trop c’est trop !

 

Comédie d’erreurs d’appréciation

 

Clotaire Rapaille a fait une magistrale erreur d’appréciation. Il a malencontreusement mordu la main qui le nourrissait… faute d’avoir bien compris l’âme de Québec… En effet, il a mordu la main décisionnelle qui le nourrissait en pensant prendre son fait. Il a mal apprécié le fait que n’était pas toléré le fait même de nommer la chose par les détenteurs du vrai pouvoir au Québec et par celles et ceux qui y collaborent, et ces gens-là pensent qu’il se trouve à Ottawa le vrai pouvoir.

 

En effet, s’il avait été engagé pour imposer une autre image à Québec que celle de « Vieille capitale », ce n’était surtout pas pour laisser entendre qu’elle devait peut-être devenir la VRAIE Capitale nationale de la République démocratique du peuple souverain du Québec, mais bien pour faire diversion en trouvant autre chose qui ressemblerait à une tout autre vocation, n’importe quoi sauf devenir une vraie capitale ferait l’affaire. Ça marché en 2008, pensaient-ils, alors pourquoi se priver… il faut à Québec une nouvelle image… en nous faisant croire que dans « Vieille capitale » c’était le « vieille » qui clochait, alors que c’est plutôt le mot « capitale » qui leur porte ombrage, cela doit être caché, pour la seule soit celle d’Ottawa… nation-building oblige.

 

Comme si pouvait s’imposer une image de surface sans qu’il soit question de fond… Et, le fond de l’affaire, à Québec, c’est la capitale question nationale… Le Canada ne passe pas… Qu’il use de la carotte ou du bâton, il ne parvient pas à obtenir le clair OUI qui règlerait la question du statu quo de blocage actuel.

 

Comme si Paris pouvait avoir l’image qu’elle a, sans que la nuit et le jour elle s’illuminât de lumières avant tout le monde, et ce, autant des lumières de la raison, de la pensée, des arts et de la culture que des lumières physiques du tout au gaz, maintenant celui du tout à l’électricité…

 

Comme s’il pouvait être question d’amour quand on pense à New York alors que la métropole du monde ne parvient pas à régler son problème de violence urbaine. On aime New York et on peut en faire une image de marque parce qu’elle a pu régler son problème de violence urbaine, notamment grâce à un investissement massif de l’industrie de la wolrdisneyïfication du monde. On a voulu appliquer la même recette à Québec pour faire oublier la question nationale lors du 400e et voilà que même le Fou du Roy censé nous distraire se mêle de faire tout le contraire… médecin malgré lui…

 

Ce qui fait l’image d’une ville, ce n’est pas l’image qu’on invente, mais bien le contenu, le fond, qui donne corps à une image. La marque ne peut que suivre le produit, si tant est qu’elle ait quelque valeur.

 

Consciencieux, Clotaire Rapaille nous proposait d’aller au fond… Mais ce qu’il y a trouvé de manière préliminaire n’a pu que déplaire aux bailleurs de fonds gouvernementaux… qui aujourd’hui font mine de s’inquiéter d’un mensonge qu’ils connaissaient déjà, parce que la vérité est sortie du sac de l’amuseur public.

 

Et ce qu’il a trouvé cet amusé personnificateur, c’est une Capitale nationale virtuelle, potentielle et loin d’être vieille si elle cessait d’être sous influence « sadique ».

 

Quoi d’autre pour changer ce fonds de commerce handicapant, sinon mettre fin à cette influence ? Voilà ce que pouvait engendrer le fait que M. Rapaille termine son ouvrage…

 

En parlant sur un ton innocemment amusé du supposé masochisme québécois prenant plaisir à la maltraitance sadique canadian, ce ne sont pas que les Québécois.es – qui n’y trouvent aucun plaisir – qui ont été choqué.es… Les supposés sadiques aussi l’ont été… Et pas qu’un peu…

 

Mais ceux-là se sont bien gardés de s’offusquer comptant bien voir les masochistes faire diversion, occupés qu’on les a voulus, à gratter la plaie de leur culpabilisation « complexée », comme s’il n’y avait aucune gêne à n’avoir pas de complexe d’être « sadique ». Cela, parce qu’ils ont le vrai pouvoir… mettre fin au contrat, pour fermer la gueule du grand parleur.

 

En disant tout haut ce qui est tabou, tu, obscène ici, Clotaire Rapaille venait de signer son arrêt de mort. Il n’était pas question de voir plus avant cet encombrant invité développer autour de ce thème quoi que ce soit d’autre… Ni question de voir la chose retournée dans tous les sens à son retour.

 

Mais avant, il fallait que cette vérité soit disqualifiée, on n’a donc rien trouvé de mieux que de faire de son annonciateur… un menteur… Son CV excentrique fera l’affaire… Or, ce n’est pas le premier à se vanter ou se forger des souvenirs.

 

Et, la vérité, ce n’est pas qu’on soit masochiste, et que le Canada soit sadique, car il faudrait pour cela y prendre plaisir et je ne doute pas que même les canadians trouvent difficile le fait de devoir brader leur sens démocratique pour la contrainte et les menaces de représailles afin de conserver ce qu’ils considèrent être leur propriété.

 

La vérité c’est qu’il est, en d’autres termes que psychanalytique, question d’occupation politique d’un territoire, qu’il est question de résistance à cette occupation, en somme, ce que tout visiteur est ici à Québec, forcé de constater… au moins depuis De Gaulle : quelque chose ne tourne pas rond… Sous une surface apparemment étale, vieillotte, surannée, la tempête, la passion grondent. À l’image du fleuve sous marée montante, deux courants se colletaillent dans un passage « rétréci » inattendu. Même que les glaces remontent le courant… faut le faire quand on pense que ce qui coule à Québec vient de là où se trouve le reste du Canada… ce qui devrait emporter tout sur son passage… alors non… les glaces remontent le fleuve…

 

Erreur d’appréciation des canadianisateurs est de penser que cela ne se voit pas… même quand on est un amuseur public supposé apolitique… ou que l’on ne s’intéresse pas à l’hiver québécois.

 

En engageant Clotaire Rapaille on était sûr qu’on serait dans le pur divertissement… comme on l’a espéré en invitant Sir Paul, tout pour camoufler ce qui couve politiquement…

 

Du pain et des jeux…

 

Erreur parce qu’on s’est fié à ce que l’amuseur a présenté de sa compréhension du Québec et de Québec, ce qui les aurait bien séduit...

 

M. Normandin poursuivant son investigation de la question retrace les origines de la fortune critique de M. Rapaille auprès de nos décideurs… pro statu quo canadianisateur, par conviction ou nécessité.

 

« Juin 2007. Le consultant en marketing accordait une entrevue à la télévision de Radio-Canada dans laquelle il glissait quelques bons mots sur le Québec. «La mission du Québec en Amérique du Nord, c'est de donner cette complémentarité qui manque entre l'instinct un peu brutal de l'Américain et le côté parental, boring, des Anglais; il y a la dimension émotionnelle que le Québec représente. Le code québécois, c'est ça, c'est l'émotion dans la culture. C'est Céline Dion, c'est le Cirque du Soleil», disait-il.

 

Ses paroles ont aussitôt séduit les organisateurs du Forum des grandes entreprises au Québec, une rencontre dans laquelle le gouvernement cherche à «vendre» la province aux multinationales afin qu'elles y brassent plus d'affaires. «On l'avait entendu dans une entrevue à Radio-Canada parler en bien du Québec, alors on a décidé de l'inviter», confie Howard Silverman, l'un des instigateurs.»

 

Le Soleil-2010 03 30-Pierre-André Normandin-La grande séduction de Rapaille

 

 

Il est question de faire comme si nous vivions dans un État valide et légitime… Et l’émotion de la culture est idéale pour faire diversion à tous égards autant ici qu’ailleurs. Le but… la pérennité du statu quo politique, vaste programme auquel s’affairent Ottawa et Québec, du moins dans ce qui les gouverne aux plus hauts échelons pour l’instant.

 

« Plus encore, Clotaire Rapaille a été conférencier invité au deuxième Forum des dirigeants d'entreprises étrangères au Québec, les 16 et 17 février 2009. C'est là que le maire Labeaume l'aurait rencontré. Et qui donc a invité M. Rapaille à ce forum prestigieux? Le comité organisateur, composé d'Hydro-Québec, d'Investissement Québec, du ministère du Développement économique alors dirigé par Raymond Bachand, et de CAI Global. »

 

Le Soleil-2010 03 30-Gilbert Lavoie-D'où vient l'erreur?-

 

M. Lavoie ne dit pas autre chose.

 

Ottawa et Montréal ( là où siège vraiment le gouvernement du Québec ), avaient bien tiré profit d’une mouvance québécoise qui sait où le vrai pouvoir loge… et qui a bien joué ses cartes pour en tirer profit. Gagnant/Gagnant nous disait-on…

 

Jusqu’à ce que l’on se rende compte de part et d’autre que tout cela tient, tant et aussi longtemps qu’on reste à la surface distrayante du divertissement, pas quand on touche à l’intouchable question politique du statut du peuple souverain du Québec dont Québec est la capitale. Pas étonnant que ce pouvoir actuellement canadianisateur veuille qu’on abandonne cette idée séculaire qui nous faisait être le siège du vrai pouvoir capital de l’État.

 

« C'est ça qui risque de changer avec l'aventure Rapaille : les autres paliers de gouvernement auront dorénavant un prétexte en or pour se faire tirer l'oreille. Bye-bye l'amphithéâtre? » Le Soleil-2010 03 30-Gilbert Lavoie-D'où vient l'erreur?-

 

Dommage pour Québec !? Pourrait-on croire… et nous dit-on…

 

Dommage pour qui donc !

 

Nous n’aurions de succès qu’en étant à la surface de ce que nous sommes et dans la mesure où on reste au fond… le problème bien fiché dans la gorge et dans le silence du survivant… C’est avec ça qu’on pourra se démarquer au niveau international !? Vraiment !?

 

Dé-montréaliser le Québec

 

La mont-réalité, n’est pas ma-réalité

 

J’opine plutôt qu’il nous faut cesser de penser au qu'en-dira-t-on et qu’on s’affaire à aller au fond. Québec se démarquera parce que ses citoyens, ses animateurs, ses décideurs s’occuperont non pas de contenter les occupants des lieux de pouvoirs supérieurs extérieurs à Québec, au cas où, sait-on jamais… pour monter les échelons, mais quand tout ce beau monde s’occupera de faire de Québec une vraie capitale nationale, avec des antennes médiatiques autres que superficielles, pour que la télé, le cinéma d’ici se fasse à Québec. Pour que les comédiens de théâtre n’aient pas de génération en génération à s’expatrier pour vivre, cela, pour faire du fond, du contenu culturel et artistique de Québec autre chose que transitoire, événementiel. La culture du « festival » au pouvoir à la mairie de Québec doit faire place à une culture de terrain, loin de l’image factice et de l’esbroufe momentanée. Cela vaut en tout.

 

Un pôle de production télé

 

Il nous faut un pôle de production télé qui rende compte de ce que nous sommes à Québec. Cela fait 30 ans qu’on en parle… TGV, amphithéâtre, OUI, mais aussi, il faut démontréaliser le Québec, en commençant par Québec. Cela, pour mettre en valeur le génie de Québec. Claude Cossette n’a pas dit autre chose… je ne dis pas autre chose depuis 35 ans. Il serait peut-être temps de s’y mettre vraiment. Nous avons les ressources humaines, techniques pour le faire, ne manque qu’une volonté collective et citoyenne capable de forcer les politiques à se gouverner en conséquence et non plus sur les volontés externes dont nous serions dépendants pour assurer notre développement…

 

Au contraire de ce qu’en tire comme leçon M. Lavoie, « l’aventure Rapaille » serait une occasion rêvée de changer la donne qui nous enferme dans la dépendance aux seules ressources qui ne devraient venir que d’ailleurs… cette culture technocratique dépendante des fonds gouvernementaux.

 

Cela passe par la valorisation de l’initiative de nos créateur.es, entrepreneur.es, artistes, idéateur.es… pour peu que nous cessions de n’en considérer l’immense valeur que parce qu’ils viennent d’ailleurs ou parce qu’ils ont eu du succès ailleurs. M. Labeaume nous a laissé l’impression qu’il était de ce côté, s’il veut toujours y être, vraiment, qu’il rapaille nos ressources humaines, techniques et financières éparpillées et les encourage, rassemble, en lieu et place de chercher ailleurs. Et, il n’y a pas que Les violons du Roy, Robert Lepage, et des inventeurs de jeux vidéos pour ce faire…

 

Si l’on veut dégager une forte, substantielle et payante image, il faut s’attaquer à la substance, mettre en valeur, ce que nous sommes.

 

i-Québec

 

i pour technologie de l’information, certes, mais aussi pour information non plus déterritorialisée ( pôle de production télé digne de ce nom ), intelligence, invention, intention, et pourquoi pas… sujet tabou, indépendance, en commençant par la fin de la dépendance au bon plaisir de décideurs, et ses experts, externes, tout le contraire de l’imitation, de l’intimidation et de l’illégitimité de l’État du Canada qui n’émane pas nommément des voix du peuple souverain et qui n’a de cesse d’inféoder la Capitale nationale des Québécois.es.

 

Luc A.

Le Soleil-2010 03 27-Pierre-André Normandin- Clotaire Rapaille décrypté: un homme et sa légende-



[1]       Le Soleil-2010 03 30- Isabelle Mathieu-Le contrat de Rapaille toujours sous enquête-

[2]       Ce qui prouve la superficialité de ses compétences à cet égard Voir : Lettre ouverte aux citoyen.nes de Québec | Clotaire Rapaille | La diagonale du fou | Luc A. 2010 03 11

[3]     « «Il faudra aussi s'attarder à l'étiquette de la ville, à son surnom. Parce que «Québec la Vieille Capitale, vieille comme dans « ne l'est plus » et vieille comme dans « pas neuve », point de vue image, ce n'est pas formidable».

Le «gros village» et la «ville de fonctionnaires» sont autant de termes qu'il faudrait remplacer, selon lui, alors «le défi, c'est qu'il va falloir se trouver un autre surnom»! 


Le Soleil-2009 08 18-Pierre-Olivier Fortin- L'image de Québec a changé grâce à Paul McCartney

 


 

Références et documentation

Le Soleil-2010 03 27-Pierre-André Normandin-Clotaire Rapaille décrypté: un homme et sa légende-

Le Soleil-2010 03 30- Isabelle Mathieu-Le contrat de Rapaille toujours sous enquête-

Le Soleil-2010 03 30-Jean-François Néron-Labeaume devra «amender» son style-

Le Soleil-2010 03 30-
Pierre-André Normandin-La grande séduction de Rapaille-

Le Soleil-2009 11 13- Jean-François Néron-Nouvelle image de marque pour Québec: «Ça m'écoeure», dit Claude Cossette-

Journal de Québec-2010 03 12-Jean-Jacques Samson-
Le Mirador de Québec-

Le Devoir-2010 03 11-Isabelle Porter- Image de marque de Québec - Rapaille ne fera que la moitié du travail-

Le Soleil-2009 08 18-Pierre-Olivier Fortin-
L'image de Québec a changé grâce à Paul McCartney-

 

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Post-mortem

On a prétexté et exagéré le ridicule de la vantardise de Rapaille pour ne pas voir la question nationale à nouveau être mise de l'avant dans ce dossier, surtout pas pour voir les canadianisteurs jouer ici le rôle de « sadiques ».

Texte complémentaire :

Clotaire Rapaille | Le Fou du Roy congédiéil a dit la vérité alors qu’il s’était engagé à mentir -2010 03 30